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Affaire viticulteur bio: Une amende symbolique pour Emmanuel Giboulot, le viticulteur qui a dit non aux pesticides

Réaction à chaud de notre Administrateur André Lefebvre présent à Dijon dans le cadre du procès d’Emmanuel Giboulot, viticulteur bio qui comparaissait ce lundi devant le tribunal de Dijon pour avoir refusé de traiter ses vignes avec un pesticide contre un supposé risque d’épidémie de flavescence dorée.

Alors qu’environ 800 personnes étaient venues soutenir Emmanuel Giboulot devant le Tribunal de Dijon, dans l’enceinte du Palais, la Présidente est apparue très à l’écoute des explications de M. Giboulot portant notamment sur une soi-disant urgence à traiter les pieds de vignes de son domaine alors que la flavescente n’était pas présente dans sa commune ni dans les communes voisines; si cela avait été le cas il aurait effectué un traitement à base pyrètre autorisé en bio, malgré les inconvénients de cet insecticide sur l’équilibre de l’écosystème patiemment construit depuis 43 ans!

La procureure, qui est là pour défendre le respect de la loi, et donc de l’arrêté préfectorale, a quant à elle requit un peine symbolique de 1000€ d’amende dont 500€ avec sursis, sans peine d’emprisonnement.

« L’impression générale laissée par cette comparution est bonne et augure d’une décision complaisante pour Emmanuel Giboulot. » déclare André Lefebvre, administrateur de Générations Futures présent sur place. « L’un des points de débats portait sur la nécessite de mettre en place des mesures « préventives » pour éviter une soi-disant infestation des vignes en pulvérisant des insecticides dans la quasi-totalité du vignoble de Côté d’Or. Il est intéressant de noter que 15 ans auparavant, quand les premiers pieds de vignes contaminés sont arrivés en Rhône Alpes, la profession agro biologique et le Service d’Eco Développement à Agricole et Rural de Bourgogne, que je dirigeai alors demandait au Préfet de prendre un arrêté pour rendre obligatoire les traitements à l’eau chaude plants greffés provenant de la région Rhône-Alpes et fortement contaminés; traitements refusés à l’époque pour de mauvaises raisons. Qu’on nous parle de prévention aujourd’hui avec ces traitements peut faire sourire, il ne s’agit ni plus ni moins de traitements curatifs qui ne pourront venir à bout de ce problème tant qu’on n’aura pas une vision systémique de l’agriculture, et non pas uniquement basée sur une lutte chimique comme toute réponse au moindre problème. C’est le message sous-jacent porté à travers la lutte que mène Emmanuel et ses collègues viticulteurs en refusant ces traitements systématiques. Nous espérons que le délibéré attendu le 7 avril confirmera l’impression positive laissée par ce procès. » conclut-il.

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