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Affaire de Villeneuve-de-blaye: enfants exposés aux pesticides

Le 20 mars avait lieu le procès en correctionnel à Libourne de 2 châteaux mis en cause dans des cas d’intoxication d’écoliers dans le bordelais. Le délibéré vient de tomber et le Tribunal Correctionnel a prononcé la relaxe des deux prévenus, et le débouté des parties civiles (dont Générations Futures et la Sepanso), suivant les réquisitions du procureur[1].

Rappel des faits. Le 5 mai 2014, 23 écoliers et leur enseignante avaient été pris de malaises et hospitalisés en urgence, suite à des pulvérisations réalisées à proximité de l’école de la commune. Une enquête avait été diligentée et une information judiciaire était en cours, dans lequel la Sepanso a porté plainte et Générations Futures s’est portée partie civile.

2 ans après les faits, les châteaux avaient été mis en examen. En effet, après de multiples rebondissements, nos associations (Sepanso et Générations Futures) avaient finalement été entendues par le juge d’instruction de Libourne le 8 septembre 2016. L’audition de Générations Futures (en présence de Nadine Lauverjat et Maître François Lafforgue) avait permis à l’association de défendre son point de vue et d’exposer le pourquoi de son implication. Notre association était ressortie de cette audition confiante et plus déterminée que jamais. La suite avait douché nos espoirs. Ainsi, un non-lieu avait été prononcé en septembre 2017 à Libourne mais Générations Futures tout comme la Sepanso avait fait appel et finalement le procès se tiendra ce 20 mars 2019. En effet, début juillet 2018 la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux a renvoyé l’affaire et les deux châteaux concernés devant le tribunal correctionnel de Libourne.

« Nous ne pouvons que regretter cette décision. Nous allons échanger dans les prochains jours avec nos avocats afin d’évoquer les suites à donner à cette affaire et les possibilités d’appel éventuelles. » déclare François Veillerette, directeur de Générations Futures « Chaque année en période de reprise des épandages, du printemps à l’automne, notre association recueille les mêmes témoignages faisant état de nombreux cas de non-respect des règles encadrant l’utilisation des pesticides, tout particulièrement celles concernant les conditions météos. Le pouvoir législatif lui-même a identifié ces faiblesses en adoptant dans la loi Agriculture et Alimentation l’article 83 qui invite à la concertation des acteurs locaux pour la mise en place de Chartes de « bon voisinage » dont le Décret est toujours en cours de discussion[2]. Alors que de nombreuses données scientifiques montrent l’impact des pesticides sur la santé des populations, Générations Futures est plus décidée que jamais à faire respecter les règles d’utilisation de ces produit dangereux, y compris par tous les moyens juridiques disponibles. » Conclut-il.

[1] Détails à venir

[2] Une réunion de travail est prévue au ministère de l’Agriculture sur ce point le 29 mai

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