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La coalition #StopGlyphosate entendue au Parlement européen sur l’ICE

La coalition #StopGlyphosate et le Parlement européen mettent au défi le Commissaire Andriukaitis sur la question du renouvellement du glyphosate

Bruxelles, le 20 novembre 2017 – Des représentants de l’Initiative citoyenne européenne #StopGlyphosate présentent ce jour leurs demandes à l’occasion d’une audition au Parlement Européen à 15h30. Ce rendez-vous devrait être introduit et clôturé par une allocution de Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire. Cette audience intervient une semaine avant le vote final des États-membres sur l’avenir du glyphosate. Ce vote est l’aboutissement d’une série de tentatives ratées de la Commission européenne (CE) de ré-autoriser le glyphosate au sein de l’UE pour une durée plus ou moins longue, la dernière proposition en date étant une ré-autorisation pour une période de 5 ans.

Plus d’un million de personnes à travers l’Europe, dans le cadre d’une Initiative Citoyenne Européenne (ICE), ont pourtant demandé une interdiction définitive du glyphosate, une réforme du processus d’autorisation des pesticides au de l’UE et la fixation d’objectifs obligatoires de réduction de l’utilisation des pesticides dans l’UE. La CE a officiellement reçue cette ICE le 6 octobre dernier.

Le Parlement Européen a également appelé à interdire définitivement le glyphosate d’ici 5 ans, en commençant dès 2018 avec des restrictions.

L’EFSA a reconnu de sérieux risques environnementaux liés à l’utilisation du glyphosate, notamment des risques à long termes sur les oiseaux et mammifères à cause de l’épandage de glyphosate avant semis ou avant récolte des céréales. De plus, l’ECHA, agence européenne des produits chimiques, a classé le glyphosate comme « toxique pour la vie aquatique avec des effets néfastes à long terme ».

Ces deux agences ont réfuté le fait que le glyphosate puisse être cancérogène alors que le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC), qui dépend de l’OMS, a classé cette substance comme « cancérogène probable pour l’Homme » en mars 2015.

La semaine dernière, le Commissaire Vytenis Andriukaitis a indiqué que l’UE ne pouvait pas interdire définitivement le glyphosate – comme le recommande le Parlement européen – parce que les évaluations faites par les agences européennes n’apportent pas d’éléments juridiques tangibles et qu’en cas de non autorisation  la Commission risquerait d’avoir des amendes ainsi qu’un éventuel procès des firmes qui commercialisent cette substance.

Pourtant, la règlementation européenne en matière de pesticides requiert de ne pas avoir d’atteintes à la santé humaine et d’effets indésirables sur l’environnement. Cela montre que quelque soit la décision sur le renouvellement – ou non – d’une substance active, elle doit prendre en compte non seulement l’évaluation scientifique de l’EFSA, mais aussi les incertitudes scientifiques qui persistent (pour prendre en compte le principe de précaution) et les « autres facteurs légitimes sur le dossier ».

« Alors que la Commission européenne est censée protéger les citoyen.ne.s européen.ne.s et leur environnement, le commissaire Andriukaitis, semble être plus enclin à céder à la peur d’un éventuel procès par les firmes agro-chimiques et ce avant la protection de la santé de ses concitoyenn.e.s. La Commission européenne doit pourtant prendre ses responsabilités et suivre les demandes de la population  mobilisée sur ce dossier du glyphosate. Il n’est plus temps d’attendre alors que cette substance est non seulement cancérogène probable pour l’Homme mais aussi toxique pour l’environnement : il faut l’interdire rapidement et définitivement ! » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures

Suivez le live à partir de 15h30 ici

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