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Glyphosate : Publication d’une étude américaine dans le cadre de l’Agricultural Health Study (AHS) – Analyse de Générations Futures et de son comité scientifique

Cette nouvelle publication dans le cadre de l’AHS aux États-Unis n’est pas de nature à remettre en cause le classement du glyphosate comme cancérogène probable du CIRC.
Explications :

Les dernières données de l’étude américaine Agricultural Health Study (1) viennent d’être publiées. Elles ne montrent pas d’associations entre l’exposition au glyphosate des agriculteurs suivis et le lymphome non hodgkinien (LNH)*, un cancer du sang. Certains soutiens du célèbre herbicide prétendent déjà tenir là une preuve de l’innocuité de la molécule et que cette publication balayerait la classification du glyphosate par le Centre international de recherche sur le cancer.

Il n’en est rien car :

  • Lors de son évaluation du glyphosate en 2015 le CIRC avait déjà pris en compte les conclusions précédentes concernant l’Agricultural Health Study ( AHS) publiées en 2005 qui elles aussi ne montraient pas de lien avec le LNH. Donc rien de nouveau sous le soleil et le CIRC dispose toujours d’argument forts montrant un effet cancérogène avéré du glyphosate sur l’animal et de publications épidémiologiques divergentes, plusieurs études cas/témoins montrant un risque accru de LNH lié à l’exposition au glyphosate. D’après les normes en vigueur au CIRC le classement en ‘cancérogène probable pour l’homme’ reste bien sûr inchangé.
  • Par ailleurs l’étude AHS comporte des limites importantes, notamment concernant l’évaluation de l’exposition des agriculteurs au glyphosate. Ceux qui n’utilisent pas d’herbicides à base de glyphosate sont considérés comme non-exposés. Ces agriculteurs sont pourtant exposés par l’alimentation et l’eau de boisson. Cette exposition environnementale est très forte et peut dans certains cas être aussi importante que l’exposition professionnelle comme le montre plusieurs études (2). Les groupes témoins supposés composés de personnes non exposées sont donc en réalité… composées de personnes exposées à des niveaux divers de glyphosate ce qui peut bien sûr expliquer que les taux de LNH dans ce groupe dit témoin soit voisins de ceux du groupe de personnes exposées. Pour pallier ce défaut il aurait fallu réaliser des mesures de l’exposition réelle des agriculteurs du groupe témoin, ce qui n’a pas été fait..

« Cette nouvelle publication dans le cadre de l’Agricultural Health Study aux Etats Unis n’est pas de nature à remettre en cause le classement du glyphosate comme cancérogène probable du CIRC. » déclare François Veillerette, directeur de Générations Futures «  A ce titre le glyphosate doit voir son autorisation retirée le plus vite possible en Europe lors de la décision qui doit tomber le 27 novembre à 14h30 dans le cadre du Comité d’appel de l’UE. » ajoute t’il

 

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