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Glyphosate: on vous éclaire sur la situation… enfin on essaie!

Vous le savez peut-être mais grâce à la mobilisation des ONG et de scientifiques académiques, la consultation publique sur le dossier d’évaluation du #glyphosate de l’année passée a mis en lumière des études scientifiques jusqu’alors non prises en compte par les évaluateurs.

Et ce n’est pas rien car du coup l’EFSA, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, a annoncé récemment le report de l’évaluation de la toxicité de cet herbicide le plus utilisé au monde et classé comme cancérigène probable par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS et comme possible perturbateur endocrinien avec des effets sur la reproduction par l’Inserm, la recherche médicale française.

Hier, le directeur de l’EFSA, Bernhard Url, était interrogé par des eurodéputés de la commission Agriculture du parlement, notamment sur le nouveau calendrier. L’évaluation sera normalement achevé en juillet 2023, alors que l’autorisation de l’herbicide expire mi-décembre 2022… cherchez l’erreur!

Selon le média Contexte, le directeur général de l’Efsa a appelé à n’y voir aucune « intention cachée ». « Le dossier du glyphosate est complètement à part », a-t-il insisté, rappelant que le rapport des quatre États chargés de l’évaluation compte à lui seul plus de 11 000 pages et 3000 pages reçues lors de la consultation publique . Pour rappel la France est l’un de ces Etats…

« Le succès de la consultation est une surprise positive, a déclaré à Contexte Bernhard Url. Mais même si nous l’avions anticipé, il n’y aurait pas eu les ressources humaines nécessaires », ni à l’Efsa ni dans les États.

Nos réactions et interrogations suite à ce report:

  1. La consultation des parties prenantes d’une durée de 2 mois n’a elle pas été rallongée même avec 11 000 pages de dossiers…
  2. De plus, la majorité des commentaires reçus lors de la consultation concernait les dangers et la classification. Pourtant, l’avis de l’ECHA – l’Agence européenne des produits chimiques – sur cette classification n’est pas repoussée et est attendue prochainement . Nous avons donc demandé à l’ECHA si elle allait prendre en compte les nombreux commentaires reçus?
  3. En outre, est-ce à dire que le SCOPAFF (c’est le comité qui vote sur la ré-autorisation ou non des pesticides et dans lequel siège les représentants des Etats Membres) de décembre va accorder une dérogation dans l’attente de la finalisation de la procédure d’évaluation ?

Nous attendons de la nouvelle ministre de la planification écologique Elisabeth Borne qu’elle prenne les devants et applique le principe de précaution tel que prévu dans la constitution française en interdisant en France dès l’année prochaine cet herbicide dangereux.

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