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100 % d’exposition aux pyréthrinoïdes : la cohorte ELFE livre ses premiers résultats

L’étude ELFE (étude longitudinale Française depuis l’enfance) a dévoilé ses premières données ce lundi 13 mars qui confirment une exposition des femmes enceintes à certains polluants chimiques.

Rappel: Vingt mille enfants nés en France en 2011 sont suivis de la naissance à l’âge adulte pour mieux comprendre comment l’environnement, l’entourage familial et les conditions de vie influencent leur développement et leur santé. Cette étude Elfe pilotée par l’Ined ( Institut national d’études démographiques) et l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), a dévoilé ses premiers résultats lors de la 1ère journée scientifique de l’étude à Paris le 13 mars.

À partir de prélèvements biologiques (sang, urines, sang de cordon ombilical et cheveux), les chercheurs ont découvert que la majorité des polluants recherchés étaient présents chez la quasi-totalité des 4200 participantes au moment de leur admission à la maternité.

Voici ce qu’on peut lire dans le figaro santé ou encore dans le quotidien du médecin  (nous n’avons pas pu encore nous procurer les actes de la journée)

BPA

Le bisphénol A a été retrouvé à des seuils quantifiables chez 74 % des femmes. Les niveaux mesurés de ce perturbateur endocrinien utilisé depuis cinquante ans, notamment pour la fabrication de plastiques (emballages alimentaires, revêtements), sont cependant inférieurs à ceux obtenus par des études antérieures. «Ces analyses datent de 2011, depuis le bisphénol A a été interdit en janvier 2015, mais il a été remplacé par d’autres bisphénols (S ou F) dont nous n’avons pas mesuré les concentrations», signale Clémentine Dereumeaux, coauteure de l’étude. Les données montrent que l’exposition augmente avec la consommation d’aliments susceptibles d’être en contact avec des matières en plastique ou des résines contenant du bisphénol A. Mais les chercheurs notent que les équipements et matériaux présents dans le logement (linoléum) peuvent également augmenter cette exposition.

Insecticides et désherbants

Autres polluants recherchés: les pyréthrinoïdes, qui ont été retrouvés chez toutes les femmes. L’imprégnation des femmes est liée à l’utilisation domestique de pesticide (antipoux…), de la consommation de tabac et d’alcool et de la présence de certaines cultures agricoles. Les pesticides organochlorés et organophosphorés ont été retrouvés chez respectivement une mère sur dix et une mère sur deux. «Ces pesticides ont été interdits dans les années 1980, ils ont peu à peu été remplacés par les pyréthrinoïdes, de même que le plomb», explique Clémentine Dereumeaux, en soulignant l’importance des réglementations de ces substances.

Les autres pesticides ont été très rarement retrouvés à des seuils mesurables: moins de 1 % des échantillons contenaient du glyphosate (connu par la marque Roundup), de l’atragine ou leurs dérivés, tandis qu’une mère sur cinq était positive au propoxur (marque Baygon) et à ses métabolites. «Il faut cependant rester prudent, souligne Clémentine Dereumeaux. Le propoxur a une durée de vie très courte dans l’organisme, ces données ne sont donc qu’un reflet de la réalité puisqu’il est peu probable que les mères aient été exposées dans les heures précédant les prélèvements biologiques.»

 

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