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Etude Séralini : mise au point de Générations Futures sur les mensonges par omission de l’UIPP

Générations Futures réagit au mensonge par omission de l’UIPP suite à la publication de la nouvelle étude de l’équipe de G E Séralini sur les effets des mélanges de pesticides !

Suite à la publication de la nouvelle étude de l’équipe de Gilles Eric Séralini (1) montrant que les pesticides en formulation sont en moyenne des centaines de fois plus toxiques pour des cellules humaines que les matières actives qu’ils contiennent l’UIPP (le lobby des fabricants de pesticides) à réagit vendredi par communiqué de presse. Générations futures dénonce ici le mesonge par omission contenu dans cette réponse de l’UIPP

En effet, Madame Pommaret, ex -responsable environnement de la FNSEA et maintenant directrice de l’UIPP (!), répond que les formulations de pesticides sont testées in vivo , que leur toxicité est comparée à celle des substances actives et que de plus les adjuvants sont encadrés dans le cadre de la législation sur les chimiques REACH. Si tout ceci est exact, l’UIPP commet un énorme mensonge par omission en oubliant, volontairement, de souligner les manques de l’évaluation qui sont justement mis en évidence par cette étude de G E Séralini.

En effet l’UIPP oublie de dire l’essentiel, à savoir que les formulations de pesticides ne sont pas évaluées pour leur toxicité chronique ( à long terme),mais seulement pour leur toxicité aigüe! (comme l’écrit l’ANSES dans son avis page 26 Saisine n° « 2012-SA-0227 

« En matière de produits phytopharmaceutiques, la règlementation sur la mise sur le marché des
produits phytopharmaceutiques n’exige pas d’études à long terme pour la préparation commerciale. »

Il s’agit là d’une omission de taille puisque l’étude de Séralini montre justement que c’est le mélange de la substance active avec les adjuvants – ce qu’ont appelle la formulation- qui pose problème car la présence des adjuvants augmente considérablement la toxicité de cette formulation. Autrement dit : ce qui est testé n’est pas ce qui est réellement employé par les agriculteurs. L’ANSES ( l’Agence de sécurité sanitaire) connait d’ailleurs parfaitement ce manque et demandait par la voix de son directeur, M Mortureux, la mise en place de tests pour évaluer la toxicité chronique des pesticides en formulation dès 2012 !

« L’UIPP prend vraiment les gens pour des imbéciles en continuant à essayer de leur faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes et que les produits qu’ils commercialisent sont parfaitement évalués ! » Réagit François Veillerette, porte parole de Générations Futures  » Leur communication relève du mensonge par omission et ceci est d’autant plus inacceptable que l’ANSES elle même a relevé le manque des tests sur les effets chroniques des pesticides tels qu’ils sont vendus et utilisés comme une faille majeure dans le dispositif d’évaluation. Nous saluons le travail de G E Séralini et de son équipe qui a le mérite, une fois de plus, de mettre en lumière la sous estimation grossière des risques posés par les pesticides ». ajoute t’il

[1] Major pesticides are more toxic to human cells than their declared active principles. Mesnage R, Defarge N, Spiroux de Vendômois J, Séralini G.E. BioMed Research International ,2014 (in press). http://www.hindawi.com/journals/bmri/aip/179691/

1. Voir la page du site de Générations futures consacrée à cette étude

Contact presse : François Veillerette : 06 81 64 65 58 mdrgf@wanadoo.fr Nadine Lauverjat : 06 87 56 27 54

Les pesticides, « deux à mille fois plus toxiques » qu’annoncé, dit une étude

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