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Actualités

Exposition aux perturbateurs endocriniens : 7 personnalités du monde de l’écologie font analyser leurs cheveux.

Générations Futures, en soutien avec le réseau EEHI, publie ce jour un nouveau rapport, 9ème volet de ces enquêtes EXPPERT, portant sur l’exposition des populations aux substances chimiques suspectées ou avérées perturbatrices du système endocriniens. Et les résultats sont sans appel !

PR Exppert 9 Feb 2017 (English) final *

Qui ? Dans ce nouveau volet, notre association a proposé à des personnalités du monde de l’écologie de nous confier une mèche de cheveux que nous avons faite analyser par un laboratoire compétent. Ont répondu présents : Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, Delphine Batho, José Bové, Nicolas Hulot, Yannick Jadot et Mare-Monique Robin.

Quoi ? Le laboratoire a recherché environ 200 perturbateurs endocriniens (PE) à savoir environ 150 pesticides et métabolites de pesticides (produits utilisés en agriculture et dans la maison pour se débarrasser de la faune ou la flore « nuisibles » ou « indésirables »), 3 bisphénols (plastifiant connu pour entrer dans la composition du polycarbonate – plastique dure), 13 phtalates et métabolites de phtalates ( plastifiants des matières plastiques pour les rendre souples) et 32 congénères de PCBs (massivement utilisés dans les transformateurs électriques ou comme fluide caloporteur par exemple. Interdits de fabrication depuis 1987).

Résultats ? 100% des personnalités ont dans le corps chacune des familles de produits analysés[1] !

  • On trouve entre 36 (D. Batho) et 68 (I. Autissier) perturbateurs endocriniens par personnalités. Les quantités trouvées varient elles de 9031 pg/mg de PE (D. Batho) et 158643 pg/mg (I. Autissier). Les quantités de PE varient d’un facteur 17.5 entre la personne la moins contaminée (Delphine Batho) à celle la plus contaminée (Isabelle Autissier), ce qui montre clairement que l’exposition des personnes n’est pas uniforme mais varie considérablement en fonction de l’environnement dans lequel elles évoluent et/ou ont évolué.
  • Pour les bisphénols : Toutes les personnalités testées avaient au moins un des trois bisphénols recherchés dans leurs cheveux. Chez Y. 3 personnes sur 7 avaient du (fameux) Bisphénol A dans leurs cheveux : M-M. Robin, Y. Arthus-Bertrand et I. Autissier. Toutes les 7 avaient du Bisphénol S et aucune du Bisphénol F.
  • Pour les phtalates : 11 des 13 phtalates ou métabolites de phtalates recherchés ont été retrouvés au moins chez une personne. Le MMP et le DPP n’ont jamais été retrouvés. Le nombre de phtalates et métabolites de phtalates retrouvés allaient de 8 à 11 selon les personnes. Entre 6 et 10 de ces molécules ont pu être quantifiées selon les personnes.
  • Pour les PCBs : Tous les échantillons qui ont pu être analysés pour la recherche de PCBs en contenaient : entre 14 et 30 PCBs ont été retrouvés selon les échantillons.
  • Et les pesticides : 32 molécules suspectées d’être des perturbateurs endocriniens ou des métabolites de PE ont été retrouvées chez au moins une personne. Entre 9 et 25 de ces pesticides ont été retrouvés dans chaque échantillon de cheveux.

« Les cheveux des personnalités testées renferment tous un cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens (de 36 à 68 par personne) bien que seulement 4 familles de substances chimiques aient été recherchées. Et ces cocktails posent un problème la question de l’impact sur la santé de ce mélange. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures « Ce rapport pointe plus que jamais la nécessité de retirer de notre environnement les substances perturbateurs endocriniens. Seule une définition réellement protectrice des perturbateurs endocriniens devant être exclus du marché dans le cadre européen sera à même d’assurer la protection des populations des PE dangereux. C’est pourquoi le vote prévu le 28 février dans le cadre du Standing Committee on Plants, Animals, Food and Feed (SCOPAFF)[2] revêt un caractère si important ! Nous demandons instamment à tous les gouvernements nationaux de rejeter la proposition de la Commission européenne sur les critères concernant les PE dans sa forme actuelle et insistons sur des changements majeurs pour veiller à ce que les PE avérés, probables ou présumés auxquels nous sommes exposés soient identifiés comme tels et donc interdits d’utilisation comme cela était prévu dans la législation européenne votée en 2009, et ce afin de protéger notre santé. Nous demandons également que la Commission européenne assouplisse le niveau de preuve extraordinairement élevé actuellement proposé et qu’elle supprime la dérogation à l’interdiction pour les pesticides ayant un mode d’action PE. » conclut-il.

>>> Téléchargez le rapport complet: EXPPERT 9 le rapport complet

Plaisir à écouter

[1] A noter que nous n’avons pu chercher les PCBs dans les cheveux de Y. Jadot du fait d’un échantillon trop faible.

[2] https://ec.europa.eu/food/sites/food/files/plant/docs/sc_phyto_20170228_pppl_agenda.pdf

*Merci au réseau européen HEAL pour la traduction et la diffusion

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