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Pesticides dans l’air: Générations Futures dénonce la communication mensongère de l’ANSES

Générations Futures livre son analyse du rapport de la Campagne Nationale Exploratoire de mesure des résidus de Pesticides dans l’air ambiant publié le 2 juillet et dénonce une communication mensongère de l’ANSES sur ces résultats.

DES PESTICIDES DANGEREUX QUANTIFIEES DANS DE NOMBREUSES ANALYSES

Les résultats de la Campagne Nationale Exploratoire de mesure des résidus de Pesticides dans l’air ambiant (CNEP 2018-2019) sont parus récemment. Générations Futures a salué la publication de ce rapport, premier du genre à mesurer de manière harmonisée au niveau national le bruit de fond de la pollution de l’air par les pesticides. Nous avons décidé de passer les données de la CNEP au même filtre d’analyse que celui que nous avions utilisé en février 2020 pour les campagnes d’analyses régionales réalisées de 2002 à 2017 par les différents AASQA. Nous avons donc recherché les pesticides perturbateurs endocriniens, cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques parmi les molécules quantifiées dans la CNEP.

Le résultat est sans appel puisque plus de 76% des quantifications de pesticides dans l’air étaient le fait de pesticides PE suspectés et/ou classés CMR 1 ou 2 selon l’UE (concerne 74,55% des Substances Actives quantifiées soit 41/55)[1].

 

UNE COMMUNICATION MENSONGERE DE L’ANSES SUR CES RESULTATS.

Au-delà de ce constat, Générations Futures a également analysé le rapport d’appui scientifique de l’ANSES réalisé sur les résultats de la CNEP et la communication de l’ANSES. Ce rapport de l’ANSES est basé sur une double approche. La première approche de cette interprétation vise à fournir une indication du risque La seconde approche a mis en regard la fréquence de quantification et une cotation des dangers (CMR, PE…) des substances.

  • Pour la première approche nous notons que, initialement mise en oeuvre pour réaliser une évaluation du risque…., elle ne permet en fait pas de faire une évaluation du risque valide, notamment à cause de l’absence quasi systématique de Valeur Toxicologiques de références par voie respiratoire ! Générations Futures s’alarme de ce manque et proteste contre la communication faite par l’ANSES à cette occasion, communication faisant croire à une absence de risque sanitaire fort en parlant d’absence de problématique sanitaire forte….alors que la seule conclusion du rapport d’appui scientifique de l’ANSES est qu’il ne permet pas de faire une évaluation quantitative des risques ! Générations Futures demande officiellement à l’ANSES de démentir ces propos mensongers.
  • Pour la deuxième approche et pour les Perturbateurs Endocriniens, Générations Futures dénonce une approche du rapport de l’ANSES régressive par rapport à l’approche antérieure de l’Agence en ce qu’elle donne la priorité à des critères européens pourtant extrêmement restrictifs ne permettant de ne retenir en fait que les PE tout à fait évident, en excluant beaucoup ( probables, possibles) d’autres au passage.

« L’exposition des populations à des pesticides dangereux par voie aérienne semble assez indiscutable et devrait aboutir à un suivi annuel régulier des populations concernées, ce qui n’est pas le cas actuellement. » déclare F. Veillerette, directeur de Générations Futures. « Par ailleurs, nous demandons à l’ANSES de démentir la communication qu’elle a faite après la sortie du rapport où elle laissait entendre qu’il n’y avait pas de risque pour la santé alors même que l’Agence notait dans son propre rapport l’impossibilité de conclure sur ce point…» conclut-il.


[1] Détails dans notre rapport:  Rapport complet de GF sur la CNEP

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