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Alerte Mytho n°5 : Marine Le Pen, quelle vision de l’agriculture?

Marine Le Pen s’appuie sur le contexte ukrainien et le second tour pour “préciser” sa vision de l’agriculture. Différentes déclarations ont été faites lors d’une conférence de presse sur l’énergie et la souveraineté en mars, ainsi que lors du débat La France face à la guerre sur TF1 le 14 mars 2022 ou encore sur France Inter dans le 7/9 du 12 avril. Marine Le Pen y tient des propos problématiques sur l’agriculture et les conséquences qui découlent de la guerre en Ukraine. Elle y a réaffirmé entre autre sa volonté de revenir sur les objectifs de la stratégie “De la ferme à la fourchette”. Alors que le premier tour a marqué une demande claire de la part des citoyen.ne.s français.es concernant un plan d’action environnementale et agricole, comme vous pourrez le lire, les proposition de Marine Le Pen sur l’agriculture ne répondent pas à ces attentes.

Vous pouvez découvrir notre analyse de ces propos et propositions de manière synthétique dans la vidéo ci-dessous ou plus complète dans l’article sous la vidéo:

Dénigrer la stratégie Farm to Fork

Marine Le Pen, à l’instar d’autres candidats de la campagne présidentielle, critique la stratégie “De la ferme à la fourchette” (F2F). Tout d’abord, rappelons que la la stratégie F2F est une stratégie qui a pour ambition d’accélérer la transition de notre système agroalimentaire européen vers un système alimentaire durable notamment en ayant un impact environnemental neutre ou positif et assurant, pour tous, la sécurité alimentaire, sans rendre les denrées alimentaires inabordables. Ainsi, aller dans le sens de cette stratégie et donner les moyens politiques, techniques et économiques pour qu’elle fonctionne, c’est assurer à l’Europe et donc aux Français un modèle agricole durable tout en assurant sa souveraineté alimentaire. Pourtant, Marine Le pen affirme lors de sa conférence de presse : “ Alors que la population mondiale n’a jamais été aussi forte et que le réchauffement climatique menace la production agricole, l’Union européenne n’a rien trouvé de mieux à faire que d’organiser la réduction de sa production de 10 à 20% avec le projet de la ferme à la fourchette͘”. Elle appuie cette argumentation lors de l’émission “La France face à la guerre” sur TF1 : “La première des choses à faire pour aider nos agriculteurs c’est arrêter ce dispositif européen complètement fou, qui a été d’ailleurs soutenu par Macron et qui a vocation à faire baisser de 20% la production alimentaire en Europe au moment où on va avoir des pénuries alimentaires alors qu’on est en train de faire baisser la production”.

Il est important de rappeler que ces chiffres proviennent de deux études : une portée par l’USDA (U.S. department of agriculture), ouvertement hostile à la stratégie Farm to Fork, et une autre menée par l’Université Wageningen, commandée par Croplife Europe qui est le lobby européen de l‘industrie des pesticides. Or, ces deux études sont critiquables sur différents points:

  • Les conclusions portées dans ces études sont grossièrement alarmantes. Nous nous interrogeons avec d’autres si le but ici n’est pas de faire peur pour faire échec à toute réelle transition agroécologique et réforme en profondeur du système agricole européen actuel.
  • Les études sont basées sur des modèles qui ne sont pas adaptés à l’évaluation de l’impact de la transformation de nos systèmes alimentaires.
  • Elles ignorent les nombreux changements qui doivent intervenir parallèlement à une production alimentaire plus verte (diminution du gaspillage alimentaire, évolution de la demande des consommateurs, nouvelles pratiques d’approvisionnement, réduction de l’empreinte environnementale des denrées alimentaires et des aliments pour animaux que nous importons en Europe…). Il est pourtant assez évident que procéder à une « évaluation d’impact » de nos systèmes alimentaires actuels, en n’intégrant pas les réelles et profondes modifications à modéliser d’ici 2030 ou 2050, donnent les résultats évidemment “catastrophiques” mis en exergue dans ces études.
  • L’idée que l’UE doit continuer à « nourrir le monde » est une aberration au 21ème siècle. Cette vision rétrograde nous enferme dans un modèle aujourd’hui dépassé d’agriculture intensive fortement exportatrice. En effet, alors qu’aujourd’hui l’UE est un exportateur majeur en termes de valeur grâce à des produits de grande valeur (ex. spiritueux, vin, fromage, cigarettes et autres produits de base hautement transformés) qui ne font pas partie intégrante de la sécurité alimentaire mondiale elle est un importateur net de calories et de protéines à hauteur, respectivement, de 11 % et 26 % de ce qu’elle consomme.

 

Augmenter la production pour soi-disant nourrir le monde.

Ensuite, un second mythe doit être déconstruit, celui de la famine qui pourrait découler de la guerre en Ukraine et toucher le monde. Comme le rappellent 26 organisations dans une lettre ouverte, en dehors des contextes d’urgence humanitaire, la faim n’est pas une question de production mais de répartition. Un tiers des productions mondiales sont gaspillées. Si nous voulons réellement faire face à la question de l’insécurité alimentaire, ce n’est pas la course à la production qu’il faut amorcer.

Ainsi, la crainte d’une famine en Afrique mise en avant par Mme Le Pen, en conséquence de la guerre en Ukraine, mérite d’être questionnée. Elle développe sa pensée de la façon suivante: “ Le programme européen F2F doit être abandonné au plus vite au profit d’un véritable plan de souveraineté alimentaire européen qui inclut des surplus suffisants pour éviter une flambée des prix en Afrique. […] La crise alimentaire impose un “quoiqu’il en coûte” à toute l’Europe et aux nations qui devraient se coordonner pour produire autant qu’elles le peuvent.” Elle a repris cet argument lors de son passage sur TF1 : “La Russie et l’Ukraine représentent à eux deux, les deux plus gros producteurs mondiaux de blé. Si on empêche l’exportation de ce blé alors c’est l’ensemble des pays du Maghreb ainsi que l’Egypte qui vont se retrouver privés de nourriture et cela poserait directement un problème [d’immigration] pour notre pays.” Arguer qu’il faut augmenter quoiqu’il en coûte les volumes de production agricole pour nourrir le monde – en qualifiant d’irresponsables celles et ceux qui, comme de nombreux chercheurs et ONG, en questionnent la faisabilité et le bien-fondé – relève d’une vision biaisée car unilatérale de la souveraineté alimentaire. Si la FNSEA, qui porte ce discours au plus haut niveau, souhaitait réellement répondre à cet enjeu de souveraineté alimentaire, alors elle devrait être en mesure d’accepter la souveraineté alimentaire des autres pays, – ce qui ne semble pas être le cas. Elle ne chercherait pas, entre autres, à soutenir l’exportation de blé, produits laitiers et de poulets français qui, étant largement subventionnés, perturbent les économies de pays tiers et freinent le développement de productions locales.

 

Réautoriser la mise en culture des jachères

Une nouvelle mesure est apparue dans le contexte de la guerre ukrainienne pour répondre à ces enjeux de production. Elle concerne la reprise des cultures sur les terres mises en jachère. Mesure largement promue par Julien Denormandie, Marine Le Pen reprend les recommandations de la FNSEA lors de sa conférence de presse : “A côté de ces mesures d’urgence sur l’alimentation, il faut également produire autant que nous pouvons en France et en Europe tout en protégeant nos agriculteurs. Ainsi, il faut autoriser sans délais la culture des terres mis en jachère par l’Union Européenne comme l’a demandé Christiane Lambert, présidente de la FNSEA͘”. Dans une lettre ouverte, 26 organisations environnementales, citoyennes et paysannes, dont Générations Futures, dénoncent cette mesure. “Qualifiées à tort de “non-productives”, les jachères et les infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, mares, etc.) sont essentielles à la fertilité des sols et à la biodiversité des milieux agricoles, et constituent ainsi une des rares avancées de la nouvelle PAC. Ces revendications, portées par les tenants d’une agriculture industrielle, peuvent sembler pleines de bon sens à première vue, mais elles sont simplistes et répondent de manière inadaptée aux enjeux de la situation actuelle et à ceux de long terme. Elles jouent sur la peur de ruptures d’approvisionnement pour appuyer des demandes qui, si elles étaient mises en œuvre, conduiraient à l’opposé de ce qu’elles prétendent défendre”.

 

Mettre fin à la surtransposition

Marine Le Pen dénonce la surtransposition des normes européennes sur les agriculteurs français : “Alors que la France et l’Europe étaient devenus une puissance agricole, l’Union Européenne a saccagé le travail de nos agriculteurs par des normes absurdes, la fin de la préférence communautaire et la multiplication des traités de libre échange déloyaux͘”. Il est important de noter que la France n’est pas le seul pays de l’UE à prendre des mesures de protection qui vont au-delà des normes européennes dès lors que la protection de la santé et de l’environnement est en jeu. Pour rappel, l’Allemagne s’est engagée à interdire le glyphosate en 2023, et dans les années 90 le Danemark avait interdit sur son territoire certains pesticides considérés comme des polluants des eaux, pourtant autorisés dans l’UE. Et c’est bien parce que la France a eu le courage un moment de prendre des mesures d’interdictions sur certaines substances dangereuses que l’UE a fini par la suivre : interdiction de néonicotinoïdes, mesures sur les perturbateurs endocriniens avec par exemple l’interdiction du Bisphénol A (BPA) en France et suivi ensuite par l’UE. Prendre un tel parti pris est plutôt dangereux et surtout montre que la France pourrait perdre sa position de leader sur la question de la santé environnementale. Ce serait un renoncement qui ferait de la France un pays calé sur les pays de l’UE les moins disants en matière de politiques sanitaires et environnementales. De plus il s’agit d’une approximation au niveau règlementaire puisque de très nombreux textes européens sont en fait des règlements, applicables directement dans les États Membres, sans besoin de transposition.

Enfin, Marine Le Pen ajoute sur TF1 : “Et puis de manière générale, il faut protéger les agriculteurs de la concurrence déloyale parce qu’ils ont fait énormément d’efforts, on leur a demandé des normes ils les ont respectées, sauf qu’on les mets en concurrence avec des produits importées qui ne respectent pas les mêmes normes que les leurs. Il n’y a pas un secteur économique qui peut survivre à cette déloyauté. Il faut exiger une chose simple qu’ils exigent depuis longtemps : on n’a pas le droit d’importer en France des productions qui sont interdites de cultiver en France.”  Plutôt que de s’aligner vers le bas, il faut plus que jamais profiter de l’échelle européenne pour tirer vers le haut les normes européennes et internationales, c’est ainsi qu’on peut espérer mettre fin à la production de produits de piètre qualité. Voter systématiquement en faveur de réglementation ou de lois moins ambitieuses ne permet pas de les protéger de la concurrence déloyale. Plus que jamais nous devons maintenir un haut niveau de protection des consommateurs, faire évoluer les règles des traités internationaux et de l’OMC en ce sens pour permettre aux autres nations de nous rejoindre dans cette démarche de qualité. Il faut aussi donner plus de moyens aux fraudes pour qu’ils puissent faire correctement leur travail d’enquête et ne pas minorer les marges de progrès encore à faire au sein de l’UE et de la France.

 

Dénoncer la dépendance aux intrants sans proposer de solution viable

Dénoncer la dépendance aux engrais et ne pas proposer un virage vers un système agricole durable paraît absurde ? C’est pourtant ce que fait Marine Le Pen. Lors de son passage sur TF1, elle affirme que la production va s’effondrer si les agriculteurs n’ont plus accès au engrais de synthèse de l’Europe de l’Est : “ Les conséquences de l’exclusion du système SWIFT, auraient aussi pour conséquence le problème des engrais. C’est-à-dire qu’on ne pourrait plus importer d’engrais, or je suis navrée de vous dire que si nos agriculteurs ne peuvent pas utiliser des engrais et bien la production française va s’effondrer.” Or, une agriculture sans engrais chimiques de synthèse (car c’est là le cœur du sujet avec la situation ukrainienne) et qui nourrit la population c’est possible, ça s’appelle l’agriculture biologique. Comme le rappelle la Confédération Paysanne, l’agriculture paysanne est largement plus efficace que l’agriculture industrielle pour « nourrir le monde » : elle produit 70 à 75% de la nourriture consommée mondialement sur un quart des terres cultivées, alors que l’agriculture industrielle en produit de 25 à 30 % sur trois quarts des terres cultivées.

Marine Le Pen souhaite donc qu’on reprenne la fabrication d’engrais de synthèse en France sur des sites fermés pour limiter notre demande aux engrais azotés importés, voilà la solution court-termiste qui mène dans le mur nos agriculteurs :Parallèlement, il faut réduire notre dépendance aux importations. Pour ses engrais, la France est dépendante de 70% de l͛’azote, 100% du phosphate, de la potasse et du gaz nécessaires. À ce titre, l’abandon du site de Maxam Tan à Mazingarbe dans le Pas-de-Calais par Emmanuel Macron, qui produisait des éléments indispensables aux engrais, a démontré son imprévoyance. La révolution hydrogène que je propose depuis quinze ans est une clé de cette indépendance retrouvée”. Cette proposition illustre la vision du système agricole défendu par Marine Le Pen : un système agro industriel intensif dépendant aux intrants chimiques . Dans son ouvrage, Les apprentis sorciers de l’azote, Claude Aubert aborde la face cachée des engrais chimiques et note : « On produit chaque année dans le monde l’équivalent de 130 millions de tonnes d’azote sous forme d’engrais. Mais les plantes, auxquelles cet azote est destiné, n’en absorbent que la moitié. A quoi sert le reste ? A rien, sinon pour une grande partie à polluer et pour le reste à retourner dans l’atmosphère d’où il vient. »

 

Mise en avant des biocarburants et du secteur betteravier

Lors de sa conférence de presse, Mme Le Pen s’est exprimée sur le “bio carburant” qui sont en fait des agrocarburants. “ Pour aider les automobilistes et les professionnels qui font beaucoup de kilomètres, nous proposerons aussi un prêt pour couvrir l’installation d’un boîtier de conversion à l’éthanol, un biocarburant meilleur marché qui pollue moins et permet un débouché rémunérateur à nos betteraviers. A ce titre, je lancerai parallèlement un renforcement de cette filière pour que notre production d’éthanol suive la nouvelle demande et joue son rôle dans la transition énergétique même si nous sommes conscients qu’on ne peut durablement consacrer trop de terres arables alimentaires vers les biocarburants ou d’ailleurs, le biogaz”.

Marine Le Pen identifie elle-même l’un des problèmes des cultures dédiées au agrocarburant : la concurrence avec les usages alimentaires. En effet, comme le dénoncent l’Ademe et Réseau Action Climat dans un rapport de 2020, les agrocarburants posent d’importantes problématiques environnementales et sociétales du fait de leur concurrence avec les usages alimentaires et des changements d’usage des sols directs et indirects qu’ils peuvent générer. De plus, d’autres critiques persistent sur l’aspect pollution. En effet, Réseau Action Climat notifie dans une lettre ouverte en 2017 que la majeure partie des agro carburants consommés en Europe a une empreinte carbone plus lourde que les carburants conventionnels comme l’essence et le diesel, une fois toutes les émissions de CO2 prises en considération – notamment celles induites par le changement indirect d’affectation des sols. Cela a été confirmé par des études menées pour la Commission européenne elle-même.

Enfin, investir dans l’agro carburant provenant du secteur sucrier, c’est possiblement voter en faveur de nouvelles dérogations d’utilisation de néonicotinoïdes, substance chimique nocive. Rappelons que leurs effets néfastes sur les insectes pollinisateurs sont avérés ce qui a conduit l’Union européenne à retirer l’approbation de certaines substances de cette famille d’insecticides. En France, depuis 2018, l’utilisation des produits à base de néonicotinoïdes est interdite en agriculture. Avec tous ces arguments, nous avons des doutes quant à la description que fait Marine Le Pen : “un biocarburant meilleur marché qui pollue moins”.

 

Le “locavorisme” oui ! Mais pas n’importe lequel…

Lors de son intervention sur TF1, Marine Le Pen promeut les circuits courts et les produits français dans la restauration collective. Il est évident que ce type de mesures doit être prises et surtout accompagnée d’une transition vers l’agriculture biologique. Néanmoins, elle ajoute: “On dit partout que les produits français ou l’agriculture française sont beaucoup plus chers que les autres. Non seulement elle n’est pas plus chère mais je vais vous dire, elle est sûre, de meilleure qualité, la réalité c’est que notre santé c’est aussi important. Moi quand mes enfants étaient plus petits et que je leur donnais à manger j’étais bien contente de savoir que c’était des produits français et pas des produits dont je ne savais pas tout à fait avec quels produits ils avaient été cultivés.” Si l’agriculture française était si vertueuse comme le dit Mme Le Pen comment se fait-il alors qu’on reste toujours dans le haut du classement pour l’utilisation des pesticides ? En valeur absolue, l’Hexagone fait actuellement partie des trois plus gros consommateurs européens de pesticides avec l’Espagne et l’Italie. Ainsi, la France est le premier pays européen consommateur de pesticides : en 2018, elle en a vendu 85 000 tonnes sur le territoire français, devant l’Espagne avec 61 000 tonnes et l’Allemagne avec 45 000 tonnes (données FAO). Si l’on regarde la consommation de pesticides ramenée à la surface cultivée, la France se situe au-dessus de la moyenne européenne. Selon la FAO, l’agriculture française consommait 4,3 kilogrammes de pesticides par hectare de terres cultivées en 2018 (contre 3,1 kg pour l’UE).

Comment se fait-il également que nous retrouvons autant de résidus de pesticides dans les aliments ? Générations Futures vient de publier un rapport que 63,1% des échantillons de végétaux issus de l’agriculture conventionnelle contiennent au moins un résidu de pesticides en 2020.

Une agriculture de qualité se doit également d’être durable, ce que semble ignorer Mme Le Pen. Rappelons que la durabilité de l’agriculture française est plombée par son utilisation importante de pesticides et d’engrais de synthèse. En effet, en juillet 2021, la nouvelle édition du classement du Food Sustainability Index (Indice de durabilité alimentaire) a été publiée par l’Economist Intelligence Unit (EIU) en collaboration avec le Barilla Center for Food and Nutrition (BCFN). Ce classement prend en compte de multiples indicateurs (38 indicateurs et 95 sous-indicateurs) concernant 3 grands domaines: le gaspillage alimentaire, la durabilité de l’agriculture et les enjeux nutritionnels. Il concerne dans cette nouvelle édition les 19 pays du G20, alors que sa précédente édition de 2018 prenait en compte 67 pays différents. Bien que la France soit classée 5ème sur 19 en combinant les 3 domaines, les résultats détaillés sur les aspects environnementaux sont inquiétants. Elle n’est classée que 14ème pour les critères relatifs à l’eau. Pire encore, la France est classée 15ème pour son utilisation de pesticides en agriculture et 15ème également pour son utilisation d’engrais de synthèse ! Pour plus de précisions, retrouvez notre analyse ici.

Pour conclure, on constate bien ici que Mme Lepen a une vision fantasmée et faussée de l’agriculture française actuelle. En outre, il semble assez clair que Marine Le Pen promeut un système agricole qui repose sur un modèle agro-industriel prédateur aux effets néfastes avérés. Il n’est pas rare qu’elle reprenne à son compte les arguments des lobbies agroalimentaires. Elle ne porte donc pas de vision durable de l’agriculture et ces quelques exemples sont là pour en attester.

 

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