Des écoliers malades du fait d’une exposition aux pesticides.

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Des élèves de l’école de Villeneuve, près de Bourg (en Gironde), ont développé des symptômes après qu’une parcelle située contre l’école a été traitée.

Les faits. C’est l’information que nous venons de recevoir par le biais de mamans en alerte sur ce sujet des pesticides[1].  Pour la responsable de la cellule veille, alerte et gestion sanitaire de l’Agence régionale de santé, le Dr Martine Vivier-Darrigol, l’épandage et les symptômes « semblent être liés, cela ne fait aucun doute ».

Depuis des années Générations Futures (et d’autres – riverains ou ONG) se bat pour dénoncer la proximité des lieux de vie et des lieux d’épandage de pesticides. Nous recueillons chaque semaine lors de la reprises des pulvérisations (entre mars et septembre) des dizaines de témoignages de riverains victimes des pesticides.

Bientôt un avis ? Alors que la Direction Générale de l’Alimentation (service du Ministère de l’agriculture) a saisi en novembre dernier l’ANSES[2] sur la question de la mise en place de Zone non traitée le long des habitations (ou de tout autre dispositif de protection des riverains), les témoignages continuent d’affluer de toute part.

«  Nos enfants sont exposés régulièrement à ces substances dont la nocivité n’est plus à démontrer. En tant que parents, nous nous inquiétons des risques pour la santé de nos enfants qui sont exposés de manière aigue et/ou chronique, en témoigne les enquêtes EXPPERT [3]menée par Générations Futures. Il est temps que des mesures soient prises !» déclare Emmanuelle Reix, l’une des porte-paroles du collectif « Alerte pesticides » en Gironde.

« Nous appelons les ministères concernées à prendre de réelles mesures de protection des populations. Longtemps ces expositions des riverains ont été ignorées ou minorées. Mme la ministre de l’Ecologie s’apprête à mettre en place un Label « zéro phyo » pour les communes, pourquoi pas ? Mais une commune sera-t-elle vraiment « zéro phyto » si des utilisateurs privés continuent d’épandre, le long des écoles et des habitations, des pesticides ? M. le ministre de l’Agriculture voudrait que ces mêmes utilisateurs épandent,  à certaines périodes de l’année, à la tombée de la nuit pour protéger les abeilles…. Les enfants, n’ont-ils pas besoin de ces mêmes mesures de précaution ? » déclare Fabrice Micouraud, administrateur de Générations Futures. « Il est plus que temps d’agir pour protéger dès aujourd’hui les Générations  présentes et  Futures. » conclut-il.

Presse

Nouvelobs: Epandage de pesticides: malaises en série dans une école primaire de Gironde

20 minutes:Aquitaine: Des élèves malades après le traitement de vignes voisines de l’école

 

 


[2] dont l’avis était attendu pour mars mais qui finalement devrait venir en juin